À l'époque où je vivais plus dans les rêves que dans la réalité.
À l'époque où le soir, je me mettais à ma fenêtre, je regardais en bas, et je me disais que c'était trop con de finir comme ça. Que quand je mourrais, ça sera quelque chose de grand. Oh non, pas pour faire chier les gens qui m'entourent, mais pour moi. Finir écrasée dans une cour arrière d'un immeuble du 6ème arrondissement, c'est dommage. Encore une fois mon égo a parlé.
À l'époque où je rencontrais le désespoir.
À l'époque où je regardais les gens vivre sans moi. Plutôt je vivais avec eux, mais de loin.
En fait non. Je peux tout mettre au présent.
La vie n'est qu'un immense concours, dans lequel je doute fortement d'avoir ma place.
Je n'ai plus d'ambition, et pas une once d'esprit de compétition.
Je suis de toute façon de moins en moins sûre que j'ai quelque chose a apporter. Trop de différences. Je suis contre-nature.
Trompée de siècle, de monde peut-être.
Éternelle insatisafaite, je ne crois pas non plus que je puisse avoir un jour une vie "heureuse". C'est même presque impossible.
Chacun pour soi. Se le répeter longtemps, Car c'est on ne peut plus vrai. Chacun pour soi.
Aide toi toi-même, les autres ne le feront pas pour toi.
Le Ciel non plus.